L'ACTUALITE
LES SPECTACLES
LE THEATRE DE L'INVISIBLE


15ème Festival de la correspondance de Grignan / Juillet 2010

Moi Antonin Artaud, je suis mon fils, mon père, ma mère et moi
Adaptation libre Gérald Stehr et Bruno Abraham-Kremer
Mise en lecture et interprété par Bruno Abraham -Kremer
Traitements sonores Thierry Balasse

Création le 11 juillet 2010 à 19h00 à la Collégiale de Grignan

Le chien Andalou de Luis Bunuel,
Le living theater,
« La classe morte » de Tadeus Kantor,
L’enseignement de Jerzy Grotowski,
Le Roland furieux du théâtre libre de Milan,
Le  Bread & Puppets,
La danse théâtre de Pina Bausch,
« Le regard du sourd » de Bob Wilson.

Tout ça n’aurait pas existé sans Antonin Artaud.
Tout ça,  c’est de la faute à Artaud,
ou  plus précisément c’est grâce à Antonin Artaud.
Qu’est-ce que vivre ? 
Pourquoi souffre-t-on  d’ «être» ?
Y a t-il un lieu où  l’on peut soulager cette souffrance et se sentir  être pleinement ?
Voilà les questions que se posent Artaud sa vie durant.
Ce lieu pour se sentir « être », ce  lieu  ou l’on pourrait guérir ce mal d’être :  
pour Artaud c’est le Théâtre.
Le théâtre de la cruauté.

Le 26 mai 1946, après neuf ans d'internement, Antonin Artaud retrouve sa liberté.  Dans les deux ans qui lui restent à vivre il va sublimer sa théorie du théâtre de la cruauté spécialement avec son poème radiophonique : « Pour en finir avec le jugement de Dieu », qui sera interdit juste avant sa mort. Lui qui avait proclamé : « Je n'ai pas dit que je voulais agir directement sur l'époque ; j'ai dit que le théâtre que je voulais faire supposait pour être possible, pour être admis par l'époque, une autre forme de civilisation », finira par influencer et renouveler  toute la mise en scène à venir. Néanmoins, son théâtre de la Cruauté,  loin d’être dépassé, contient encore plus clairement aujourd’hui  les ferments d’une transformation radicale de notre Civilisation.

14ème Festival de la correspondance de Grignan / Juillet 2009

Giacomo Léopadi
d’après sa correspondance (Ed Alea)

Adaptation et mise en lecture Bruno Abraham-Kremer
Avec Bruno Abraham-Kremer et Ophélie Humbert Claude ( Violoncelle)

Création le 5 juillet 2009 à 19h00
à la Collégiale de Grignan

Ce n’est qu’au lendemain de la première guerre mondiale que les Italiens reconnaissent en Leopardi l’un de leurs plus grands poètes, lui qui était mort trop tôt en 1837. Proche de la sensibilité d’Hölderlin, il est fasciné par le spectacle de la nature, comme lui il est inspiré par la Grèce antique, comme lui enfin il connaîtra une vie pauvre et difficile, égayée par l’amitié, rarement par l’amour. Les lettres qu’il envoie à ses proches lors de ses échappées loin de la demeure familiale de Recanati dans les Marches où s’est passée la majeure partie de son existence, sont une formidable caisse de résonance des états d’âme et des réflexions de cet homme fin moraliste, grand philologue, profondément désespéré et pessimiste, pourtant porté par une puissante énergie vitale.

Le Dauphiné Libéré / Juillet 2009
La subtile intensité de B.A-Kremer
Le spectacle de Bruno Abraham-Kremer à la Collégiale accompagné de la violoncelliste Ophélie Humbertclaude autour du grand poète Leopardi, cultissime en Italie, a confirmé encore une fois le talent remarquable de ce comédien. Révélé l’année dernière dans un spectacle autour de Staël et de Pascin, il est désormais la valeur sûre de ce festival. Terriblement investi, on sent que ses lectures sont toujours mûries par une réflexion profonde, personnelle, et un penchant certain pour celui dont il porte la vie le temps d’un instant avec une intense ferveur.
Attachant, émouvant, inspirant, Giacomo Leopardi est tout ça, et Bruno Abraham-Kremer nous l’a rendu tel qu’en lui-même, blessé mais courageux, pessimiste mais doté d’une volonté farouche, épris de liberté mais enfermé à Recanati, la maison familiale, source de son malheur mais aussi terreau de son génie


13ème Festival de la correspondance de Grignan / Juillet 2008

Staël à « l’état pur »
d’après Lettres de Nicolas de Staël (Ed Ides et Calendes)

Adaptation et mise en lecture Bruno Abraham-Kremer
Avec Bruno Abraham-Kremer, Hubertus Biermann ( Violoncelle et contrebasse) et Thierry Balasse (Son)

Création le 4 juillet 2008 à 22h00
à la Collégiale de Grignan



Pascin, « le Prince de Montparnasse »
d’après la correspondance inédite de Pascin

Adaptation et interprétation Corine Juresco et Bruno Abraham-Kremer
Mise en lecture Bruno Abraham-Kremer

Création le 3 juillet 2008 à 19 h00 à la Collégiale de Grignan


A propos de Stael à « l’état pur »

Faire revenir Nicolas de Staël à Grignan, sous ce ciel de  Provence dont il partageait l’amour avec René Char, réentendre sa voix unique à travers les lettres qu’ils échangèrent, frères en poésie, géants aspirés vers des hauteurs plus vastes encore." On apprend à voir les couleurs ici. Je travaille sans cesse et je crois plutôt que la flamme augmente chaque jour et j'espère bien mourir avant qu'elle ne baisse..."

Plonger dans la correspondance de Staël depuis ses années de formation jusqu’à son envol volontaire, du haut de son atelier à Antibes, un soir de mars 1955 ; en le suivant dans  les méandres de sa création entre éclairs et découragements, à coup de foudre et de poings…  « On ne peint jamais ce qu’on voit ou croit voir, on peint à mille vibration le coup reçu, à recevoir » ; entrer par effraction dans son monde de ciels et d’eau, de couleurs et de matières incandescentes… « Le « cassé-bleu » c’est absolument merveilleux, au bout d’un moment la mer est rouge, le ciel jaune, et les sables violets et puis cela revient à la carte postale de bazar mais ce bazar-là et cette carte je veux bien m’en imprégner jusqu’au jour de ma mort. »

Adressées à ses proches (Françoise son épouse, Olga sa sœur, René Char, Jacques Dubourg, son marchand et ami, Pierre Lecuire et Jean Bauret, amis et conseillers), les lettres que nous a laissées le peintre, comme le dit André Chastel, «  c’est Staël à l’état pur (…) dans ses conflits, ses professions de foi, ses violences, ses hésitations… »
Oui, rares sont les peintres qui ont su si bien dire par l’écrit, leur rapport au monde et à l’art.
 « Ce que j’essaie,  c’est un renouvellement continu, vraiment continu, et ce n’est pas facile. Ma peinture,  je sais ce qu’elle est sous ses apparences, sa violence, ses perpétuels jeux de force, c’est une chose fragile dans le sens du bon, du sublime. C’est fragile comme l’amour. » ( à Jacques. Dubourg, Antibes fin décembre 1954).

Alors, écoutons ce « prince  foudroyé » qui poursuivit plus que tout la liberté, échappant sans cesse aux dogmes, aux écoles, aux conventions, aux modes,  cherchant toujours dans sa peinture  « la fulgurance de l’autorité et la fulgurance de l’hésitation ».

Le Dauphiné Libéré / Juillet 2008

Bruno Abraham-Kremer est incontestablement la révélation de ce festival. C’est le deuxième spectacle où il nous tient en haleine, brûlant les planches de son feu incarné.
Qu’il s’agisse du Montparnasse bohème avec Pascin, excellemment interprété par Bruno Abraham-Kremer dont le charisme a atteint son apogée avec de Staël…

La correspondance de Staël interprétée par Bruno Abraham-Kremer fut d’une telle justesse, incarnant avec intensité ce que fut la tension intérieure de l’artiste, nourrie par de la musique (contrebasse et bruitages) soulignant fort à propos l’urgence, la ferveur, la fureur aussi, avec laquelle il a dû composer toute sa vie.

Staël est hors du commun, être en exil, orphelin très tôt. Il a voulu croire que l’art pouvait l’enraciner au monde, devenir sa demeure. Et c’est en pleine gloire après des années de misère qu’il a décidé délibérément de quitter ce monde.


A propos de Pascin, « le prince de Montparnasse ».

Julius Mordecaï Pincas, dit pascin (sans majuscule, il y tient !),  juif errant et dessinateur de génie choisit l’exil : il  laisse derrière lui sa Bulgarie natale et son père autoritaire  pour Vienne, Munich, Berlin où, en traçant le portrait d’une société bourgeoise et corrompue, sa mine affûtée l’a déjà rendu célèbre, quand il rejoint « la terre promise » des artistes de l’époque, Paris.
Nous sommes en 1905, il a 20 ans.
Héritier de Toulouse Lautrec, peintre de la satire sociale et des bordels, il devient rapidement l’un des Princes  de Montparnasse. De la Rotonde à Pigalle,  il se lie avec Mac Orlan et Salmon, croise Hemingway, Modigliani, Foujita, Soutine ou Kisling, aux côtés desquels il deviendra l’un des maîtres de l’Ecole de Paris. Coiffé de son éternel petit chapeau melon, il règne aussi parmi les femmes qui les entourent : modèles, danseuses, prostituées, aventurières, ou peintres elles-mêmes.  Libre, dandy et voyou, réfractaire à toutes théories artistiques, c’est dans un atelier où elle pose nue qu’il rencontre celle qui deviendra le grand amour de sa vie : Lucy.
La « grande guerre » les sépare. Ils se marient chacun de leur coté, mais ne parviennent pas à renoncer l’un à l’autre…
A travers leur correspondance passionnée, nous pénétrons leur vie de bohême, « folle » comme ces années-là, où artistes français et étrangers se mêlent, partageant ateliers, modèles et questionnements sur l’art… dans une fête homérique et sans fin !
A Lucy, qui incarne à elle seule sa brûlure, l’infinie tendresse et le désarroi qui ne cesse de l’habiter, Pascin confie ses doutes, ses manques. « Voyons Lucy, qu’est-ce qui se passe ? Ton silence me démoralise complètement. Ne m’abandonne pas sinon cela ira mal. J’ai commencé une peinture, le modèle n’est pas mal, mais j’ai trop l’habitude de travailler pour toi pour pouvoir faire quelque chose  de bien si je ne suis pas sûr de ta visite.(…) reviens, Lucy, mon gros, je t’en prie ».
Détruit par l’alcool, mais aussi par le succès qu’il juge trop facile, c’est à elle qu’il écrira une dernière lettre le 2 juin 1930, avec le sang de ses poignets.
" Je suis un maquereau, j’en ai marre d’être un proxénète de la peinture…/… Je n’ai plus aucune ambition, aucun orgueil d’artiste, je me fous de l’argent, j’ai trop mesuré l’inutilité de tout. "
Avec lui, disparaissent « les années folles » remplacées bientôt par « les années noires »…

 

Le Dauphiné Libéré / Juillet 2008

Dans le Montparnasse bohème, creuset artistique où écrivains, peintres et modèles mêlent leur talent et leur flamboyant amour des plaisirs, un Prince du genre, Pascin, décline dans une correspondance débridée son amour indéfectible pour Lucy.

La mise en lecture par Bruno Abraham-Kremer fut remarquablement colorée donnant au récit du quotidien de l’artiste et ses sentiments un vécu mettant l’auditoire en situation. La réplique donnée par Corine Juresco était tout aussi habitée par son personnage. Ce fut une fort brillante prestation, pleine d’astuce, une performance d’acteurs chevronnés au service d’une époque où le génie touché par la grâce de l’amour garde visage humain.

 

 


 

Reprise exeptionelle
de cette lecture spectacle
au "Théâtre Studio d'Alforville"dans le cadre de la semaine Inouie " le 17 novembre 2010
à 20h00

Réservations:01.43.76.86.56

 

 

 

Attaché de presse :
Pierre Cordier
+33 (0)143262022

pcpresse@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

Prix Sévigné "Étranger" 2008

 

 

 

 


 

 

 

 



 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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