L'ACTUALITE
LES SPECTACLES
LE THEATRE DE L'INVISIBLE


Mademoiselle Julie

de August Strindberg

Traduction de Terje Sinding

Mise en scène:
Corine Juresco



A partir du 11 janvier 2011 / En alternance avec "La Vie sinon rien"


Lucernaire / Prolongations
Centre national d'Art et d'essai
53 rue notre dame des Champs 75006 Paris
Réservation : 01. 42. 22. 26. 50

Reprise Les 9 et 10 février 2012 à l'Espace Colucci à Montrouge


Avec :
Camille Roy
Jonathan Deveine
Nathalie Charnier

Assistants à la mise en scène :
David Goldzahl
Audrey Nataf
Musique et Création sonore:
Vadim Mandel

L'histoire

Feu de la St Jean. Nuit blanche. Dynamitage des tabous, alcools, désirs interdits, inversion des rôles, luttes des classes, des sexes, et des cerveaux.

Ce soir là, Mademoiselle Julie, la fille de Monsieur le comte,  a refusé d’accompagner son père chez des parents. Elle a préféré rester au domaine, pour faire la fête avec « ses » gens …Tour à tour, elle allume les hommes, arrache Anna des bras du garde chasse, se jette dans ceux de Jean, le domestique de Monsieur le Comte. Exaspérée peut-être par la rupture avec
son fiancé,  Mademoiselle Julie danse au bord du gouffre…
L’été, le parfum des fleurs, la fête sauvage, le besoin de tendresse, le désespoir… tout est en place pour la mise à feu.
Julie poursuit Jean, jusque dans la cuisine, le domaine de Kristin…
Mais Kristin, la « fiancée » de Jean,  veille.
Face à l’audace brûlante de la comtesse, elle répond par la force de ses certitudes, de celles qui n’entrevoient pas d’autres vies possibles, ou d’autres consolations que dans le sein de la religion…


Pourquoi « Mademoiselle Julie » aujourd’hui ?
Pour la brûlure. Celle - toujours aussi vive- provoquée par la violence des inégalités sociales, ce hasard de la naissance qui désigne leur place aux êtres humains, les enfermant dans une histoire déjà écrite … Celle qui jaillit du gouffre qui sépare les gens d’en haut
de ceux d’en bas, celle du mépris ou de la révolte, de la fascination des uns
pour les autres…

La brûlure de la passion, des corps qui se désirent et se débattent avec leur culpabilité, attisant sans cesse le plaisir et la souffrance ; celle, fulgurante, qui mène en une nuit un homme et une femme à vivre une vie entière, à s’aimer,
à se battre, à se tuer, et à en mourir…

Celle encore, incandescente, de cette enfance qu’on n’arrive pas à quitter, et
qui cherche sans fin une reconnaissance qui ne vient pas, un regard d’amour qui ne se pose pas et qui, dans sa quête d’idéal, d’absolu, choisi la fuite et la mort… Oui, l’azur brûle au Nord de l’Europe, comme ailleurs…

Celle finalement que nous espérons tous quand nous allons au théâtre, et
que bien calé dans nos fauteuils, nous nous observons nous-même tout en regardant les personnages vivre en scène  des sentiments, des expériences extrêmes, qui nous élèvent l’âme et nous brassent le cœur, sans risquer de nous mettre en réel danger… du moins le croyons nous…

                                                                                                                Corine Juresco


 


 
 

 

 

«La vie n’est pas d’une idiotie
mathématique telle que seuls
les gros mangent les petits;
il arrive aussi que l’abeille tue
le lion, ou le rende fou tout au moins...»                                                     Préface de Melle Julie

 



 

 

Contact tournée :
AskUs Corine Honikman
et Valérie Lévy
01.46.57.52.52
06.12.60.29.88
c.honikman@orange.fr




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