Théâtre de l'invisible

Direction artistique : Bruno Abraham-Kremer

Prix de la presse du Festival Performance d'acteur

Le Golem


Premier volet de la « Trilogie de l’Invisible
« 

Spectacle écrit, mis en scène et interprété par : Bruno Abraham-Kremer 

Musique composée et interprétée sur scène au piano par : Isabelle Anargyros

Lumière et régie : Arnaud Veyrat

Collaboration artistique : Jean-Gabriel Nordmann et Maurice Grinberg


Créé au Festival d’Avignon en 1990, puis à Paris au Petit- Montparnasse en 1993, repris au Théâtre Vidy-Lausanne en 1996 et joué en france et dans 11 pays d’Europe.
Plus de 280 représentations à ce jour
.


La légende du Golem trouve ses racines les plus anciennes dans la bible, puisque ADAM y est décrit comme un Être de terre, avant de devenir un Être humain. De maître à disciple ou de père en fils, véritable support à une recherche spirituelle pour les kabbalistes, ou simple conte populaire, la transmission s’est faite à travers les siècles.

La puissance du mythe est encore si forte, si vivante, que pendant la dernière guerre mondiale, des Juifs avaient commencé à construire des « Golem » dans les camps de concentration, pensant que c’était la seule force capable de les sauver.

Jouer le Golem, c’est pour moi revenir à la magie première du théâtre : celle d’un espace vide où le regard de l’acteur crée une géographie imaginaire, où son corps, sa voix esquissent des lignes visuelles ou sonores pour donner vie à une succession de personnages.

La métamorphose est constante, du récit aux personnages évoqués, et cela, à vue même du public. La musique est également un élément fondamental qui offre un prolongement au pouvoir évocateur des mots. Chaque harmonie nous entraîne dans un univers particulier, chaque note qui s’échappe du piano fait écho au texte parlé pour ouvrir davantage le champ de notre imaginaire .

A travers la destinée du Golem, on retrouve les questions essentielles que tout être humain se pose à un moment de son existence, que tout acteur, tout artiste se pose face à la création.

Le mythe du géant d’argile s’adresse à ce qu’il y a de plus simple en nous, de plus essentiel, on pourrait dire aussi, de plus « enfantin ».

Bruno Abraham-Kremer

« Si tu veux connaitre l’Invisible,
regarde le visible avec les yeux grands ouverts »
 Le Zohar
                                                              

 

Le Golem a obtenu
le Prix de la Presse
au Festival International
de Performances
d’Acteurs de Cannes

 

CONTACT TOURNÉE
Valérie Levy
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L’histoire

En ces temps-là, dans le ghetto juif de Prague, vivait le Rabbin Judas Loew Ben Bezalel. Ce rabbi, admiré et respecté de tous était si puissant qu’on l’avait surnommé le MAHARAL DE PRAGUE, le « prince spirituel ».

Quand une nouvelle vague d’antisémitisme déferle sur sa communauté, et qu’à nouveau on accuse les juifs d’enlever des enfants chrétiens, et de prélever leur sang pour se livrer à des actes de magie noire, c’est vers ce grand sage que se tournent tous les regards.

Rabbi Loew, grand kabbaliste inspiré, se plonge alors sans relâche dans le Livre de la Création pour tenter de trouver un remède. Au plus profond d’une méditation extatique, une révélation lui est faite. Il a le pouvoir de créer un Golem, un géant d’argile qui prendra vie grâce à l’un des noms sacrés de Dieu, et qui sauvera sa communauté.

En combinant les lettres de l’alphabet sacré, Rabbi Loew réussit le prodige : donner la vie à une créature de terre gigantesque. Dès cet instant, une suite d’événements fantastiques vont se succéder.

Ce géant docile, innocent et cocasse va se métamorphoser en une créature dont la force miraculeuse sème la terreur. Le Golem découvre qu’il est différent, il refuse d’accepter son destin servile et se rebelle contre son créateur. N’ayant plus d’autorité sur le Golem, Rabbi Loew est obligé de le laisser grandir et se développer anormalement, et peu à peu le Golem se retrouve perdu entre deux mondes. Il a perdu l’innocence du « serviteur céleste » et il lui manque la conscience nécessaire pour devenir un homme.

Fasciné par le monde des humains, le Golem veut devenir un être libre et sortir de sa solitude. Il exige de Rabbi Loew que celui-ci lui donne ce qui lui manque pour être un homme, une âme… Cette rébellion, ce conflit de forces, entraînent un bouleversement total dans la ville de Prague.

Seul Rabbi Loew devra affronter la créature à laquelle il a dormé vie.

« Soit bon avec le voyageur,
Qui sait quand tu voyageras toi-même »
                                                                                                      Rabbi Loew

 

Extraits de presse

TELERAMA
 Bruno Abraham-Kremer nous conte la légende du Golem, vivace jusque dans les camps d’extermination avec une simplicité, une truculence qui nous laissent d’autant plus émerveillés qu’une musicienne inspirée, Isabelle Anargyros, l’accompagne dans son expédition au coeur d’une diaspora affamée de magie.

LE FIGARO
Sans effet superflu, évitant le pittoresque du fantastique, seulement accompagné par un piano, le narrateur nous prend à témoin d’une aventure et d’un mystère…..
Le comédien, presque dansant, crée la magie, donnant étendue, épaisseur, profondeur à ce conte où métaphysique et folklore s’unissent. On écoute, on est séduit…

TEMOIGNAGE CHRETIEN
Comédien inspiré et brillant, Bruno Abraham-Kremer donne à la légende une actualité et une présence qui mérite les plus beaux éloges. Une pièce qui est plus qu’un spectacle.

LE QUOTIDIEN DE PARIS
Bruno Abraham-Kremer revient aux racines du théâtre et lui rend un moment son caractère sacré. Il éveille l’esprit d’une religion qui paraît soudain familière même aux non initiés. Il est profondément humain et proche de vous.
RADIO FRANCE VAUCLUSE
La légende juive du Golem racontée par Bruno Abraham-Kremer à la présence évidente et à l’indiscutable talent.

LE FIGAROSCOPE
La légende juive du Golem racontée par Bruno Abraham-Kremer à la présence évidente et à l’indiscutable talent.

 

L’EVENEMENT DU JEUDI
Bruno Abraham-Kremer joue Le Golem comme une immémoriale berceuse de l’imaginaire. Il est le passeur des mots qui nous font entrer dans la légende… C’est lui et son Golem que l’on regrette, quand il sort par la petite porte qui donne sur les arbres et le ciel nocturne.

LA MONTAGNE
Bruno Abraham-Kremer apparaît comme un acteur à l’état pur, son interprétation est rouge et or, comme le sang et la lumière, comme l’habit du toréador. Il dompte les mots d’une esquive étincelante et impose le récit sans s’imposer.

 

LE NOUVEL OBSERVATEUR
Comédien virtuose, Bruno Abraham-Kremer joue tous les rôles de la légende du Golem, l’un des mythes essentiels de la Kabbale.

 

NICE MATIN
La légende juive du Golem racontée par Bruno Abraham-Kremer à la présence évidente et à l’indiscutable talent.Le comédien est seul sur la scène avec la pianiste partenaire. Pourtant, il y a tant de monde sur la scène : ça se bouscule, ça se noue, ça se complique, ça fourmille ; l’acteur joue, il est cent, il est mille, lui, le roi des métamorphoses. Pourtant c’est moins sa virtuosité qui frappe que son humanité ; car il porte les personnages avec l’humilité d’une nourrice, plutôt qu’avec l’orgueil du créateur.