Théâtre de l'invisible

Direction artistique : Bruno Abraham-Kremer

Bruno Abraham-Kremer

Avide de rencontres humaines et artistiques, Bruno Abraham-Kremer est comédien, metteur en scène et auteur.
Il crée le Théâtre de l’Invisible en 1989 dont il assure la direction artistique.

      Au cinéma, il a tourné entre autres, dans des films de Claude Chabrol, Danièle Thompson, Kim Chapiron, Anne Fontaine, Yann Moix, Bertrand Blier, Luc Moullet, Radu Mihaileanu, Tom Bezucha, Zabou Breitman,  Marco Carmel, Georges Wilson, Pierre Granier-Deferre, Michèle Rosier, Laurent Bouhnik, Serge Frydman …
     Et pour la télévision avec Alain Tasma, Laurent Heyneman, Claude Goretta, Marc Angelo, Sébastien Graal, Christian de Chalonges, Alain Vermuz, Marcel CamusClaude Faraldo

      Au théâtre, il a notamment travaillé sous la direction de Joël Jouanneau, Jean-Luc Revol, Christian Schiaretti, Didier Long, Claude Merlin, Christophe Lidon, Bernard Bloch, Gilles Bouillon,  François Kergoulay,  Robert Cantarella, J.G. Nordmann, C.Zambon, Henri Bornstein, Philippe Ogouz, Corine Juresco et dans ses propres mises en scène pour sa compagnie, le «Théâtre de l’Invisible ».

 On a pu le découvrir grâce à sa «Trilogie de l’Invisible» :
«Le Golem» (dont il est l’auteur ), ainsi que «Milarepa» et «Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran» ( écrit pour lui par Eric-Emmanuel Schmitt ), qu’il a joué avec succès durant 2 saisons à Paris d’abord au Studio des Champs-Elysées puis au Théâtre Marigny ainsi que dans toute l’Europe et dans 12 pays d’Afrique. (Prés de 600 representations).

      Il a créé «l’Amérique» au Studio des Champs-Elysées, écrit pour lui par Serge Kribus pour lequel il a reçu le Molière – Grand prix du théâtre en 2006

     En 2007, il a joué dans Rutabaga swing qui a été nommé au Molière comme meilleur spectacle du théâtre public.

      En 2009, ll a créé «La Vie sinon rien» , premier volet de son nouveau triptyque : « La Trilogie d’un homme ordinaire » aux Gémeaux /Sceaux /Scène nationale, repris à la Comédie des Champs-Elysées et au Lucernaire en 2010.

      En 2010, il a interprèté le rôle de Freud dans «Parole et guérison» de Christopher Hampton dans une mise en scène de Didier Long au Théâtre Montparnasse, au coté de Barbara Schultz et de Samuel Le Bihan.

      En 2012il a créé «La vie est une géniale improvisation» une adaptation de la correspondance de Vladimir Jankélévitch créée au Festival de Grignan qui a été à l’affiche du Théâtre des Mathurins jusqu’en avril 2014.

      Il est l’interprète, de «La promesse de l’aube» de Romain Gary, qu’il a adapté et mis en scène avec Corine Juresco. Le spectacle créé au Théâtre de la Commune /CDN   d’Aubervilliers en 2011 à ensuite été joué deux saisons à Paris au Petit St Martin  en 2012 et au Théâtre des Mathurins en 2013. Après deux tournées en France il a été représenté en Lituanie en Russie et au Liban.

     En 2014, il interprète Anton Tchekhov dans «J’ai terriblement envie de vivre» qu’il a écrit et mis en scène avec Corine Juresco au Petit St Martin. En 2016 le spectacle se joue un mois à Genève au Théâtre des Amis, puis en tournée

      En 2015, il a joué au coté de Michel Aumont dans «Le Roi Lear» de William Shakespeare, mis en scène par Jean-Luc Revol, au Théâtre de la Madeleine et en tournée et il a joué dans le film de Alain Tasma  «Huit jours en hiver», sur Arte.

      La saison dernière, il a repris au Lucernaire, «La vie est une géniale improvisation», une adaptation de la correspondance de Vladimir Jankélévitch créée au Festival de Grignan avant de repartir en tournée avec «J’ai terriblement envie de vivre».

       Cette saison il a créé « L’Angoisse du Roi Salomon » de Romain Gary/ Emile Ajar qu’il a adapté et mis en scène avec Corine Juresco au Théâtre du Petit Saint Martin et repris au Lucernaire.

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Françoise Salimov
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PORTRAIT
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Ce que la presse dit de lui

LE MONDE / La vie est une géniale improvisation
Vous pouvez laisser vos craintes au vestiaire. La Vie…, qui fait salle comble est un moment de théâtre rare, où la pensée de l’un des personnages les plus singuliers de la vie intellectuelle française s’incarne de manière vivante. A l’issue de la représentation, c’est l’émotion qui vous étreint.
Si le spectacle de Bruno Abraham-Kremer est si vivant, si humain, aussi saisissant, c’est d’abord grâce au talent d’acteur de Bruno Abraham-Kremer.
Il n’incarne pas Jankélévitch
lui-même, mais le mouvement de la pensée qui, chez le philosophe, était inséparable de celui de la vie.
Et c’est bouleversant.

LA TERRASSE / J’ai terriblement envie de vivre
Un spectacle beau et touchant, humain, profondément humain.
Bruno Abraham-Kremer interprète cet homme doux et indigné, sincère et drôle, aussi généreux que discret, soignant les malades pour rien, mourant, une coupe de champagne à la main.
Avec une authenticité poignante, une élégance rare, une souplesse féline dans le jeu et un art consommé de la variabilité de l’adresse, le comédien est à la fois récitant et personnage, passeur et incarnation, comédien admirateur de ce maître et le maître lui-même.
Terriblement humain, formidablement et merveilleusement humain ; vivant, parce qu’il le faut, heureux, parce qu’on le doit aux autres : ainsi allait Tchekhov, ainsi va Bruno Abraham-Kremer.

LE FIGAROSCOPE / J’ai terriblement envie de vivre
Un très beau moment de profonde émotion, qui apprend, fait sourire, rire, pleurer. Bruno Abraham-Kremer est seul en scène, mais entouré d’une équipe artistique remarquable.

L’HUMANITE / La Promesse de l’aube
Bruno Abraham-Kremer donne son souffle théâtral à la Promesse de l’aube, roman autobiographique lumineux et bouleversant, et l’on s’en délecte.

TELERAMA / La Promesse de l’aube 
La Promesse de l’aube … captivant, drôle, tendre et très émouvant.

L’EXPRESS / La Vie sinon rien
 Bruno Abraham-Kremer met son talent au service d’un récit subtil et bouleversant d’Antoine Rault. Il donne vie à de multiples personnages sans perdre le fil de son émotion, un peu comme un funambule jonglant sur sa corde. C’est subtil, juste, bouleversant. Réussi.

THEATRAL MAGAZINE / J’ai terriblement envie de vivre
Champion du spectacle en solitaire ex-aequo avec Fabrice Luchini, Bruno Abraham-Kremer passe de Romain Gary et Jankélévitch à Tchekhov.
L’acteur est à la fois dedans et dehors, double et témoin de Tchekhov. C’était risqué, mais la sobre puissance de jeu, le ton à la fois affirmé et intériorisé assurent l’unité de la soirée. Voilà l’auteur d’Oncle Vania de sa naissance à sa mort et c’est toujours passionnant.
Bruno Abraham-Kremer cogne de l’intérieur, sans effets, sans pathos, et casse les règles du récital. De façon incomparable, il saisit en même temps une âme et un destin.

PARISCOPE /  L’Amérique
Bruno Abraham-Kremer signe un mise en scène bluffante de créativité.
Comédien kaléidoscopique, il est une fois de plus renversant de vérité et de profondeur.Partez sans hésiter vers cette « Amérique » qui reste à découvrir en chacun de nous.

L’EVENEMENT DU JEUDI /  Le Golem
Bruno Abraham-Kremer joue Le Golem comme une immémoriale berceuse de l’imaginaire. Il est le passeur des mots qui nous font entrer dans la légende… C’est lui et son Golem que l’on regrette, quand il sort par la petite porte qui donne sur les arbres et le ciel nocturne.

TELERAMA /  Milarepa
 Beau et spirituel spectacle qui mêle grâce et gravité au rire intérieur des sages.

FRANCE INTER / Le fou du roi / Parole et guérison
 Bruno Abraham-Kremer compose un Freud formidable. Il prouve une fois de plus qu’il est un très grand acteur.

LE FIGARO / L’Amérique
Cela donne ce merveilleux récit en retours arrière qu’est « l’Amérique »… le chemin de deux jeunes, l’expérimenté et l’innocent dans la France de la fin des années 70. Ce qui est beau c’est que Serge Kribus a su saisir le fond du coeur de Bruno Abraham-Kremer et que tout sonne juste.
L’amitié de ces deux là, leurs expériences, leurs interrogations des limites avec la drogue ou l’alcool, leur fraternité, leur inconscience. Ah quels beaux et attachants personnages de garçons sur les routes… et quels acteurs magnifiques que Bruno Abraham-Kremer et John Arnold… quelle délicatesse d’écriture !
La mise en scène très fine et funambulesque de Kremer, le jeu musical transparent et dense des deux acrobates est sublime.
Quelle fluidité, quelle grâce, quelle intelligence !
C’est du théâtre pur comme les âmes des artistes sont pures.

 

LE PARISIEN / La Vie sinon rien 
 Après avoir remporté un Molière en 2006 avec ses rêves d’ « Amérique », ce comédien subtil a choisi d‘explorer la fin de vie d’un « homme ordinaire ».
Le thème de la pièce est grave, mais le jeu de l’acteur transpire l’énergie, et ses mots sonnent tellement justes. On redoutait une homélie. C’est d’un bonheur simple, que nous parle finalement Bruno Abraham-Kremer. Il le fait avec un talent fou. Et le public, conquis, salue chaleureusement sa performance.

FRANCE INTER – COSMOPOLITAINE / J’ai terriblement envie de vivre
« Deux mots d’un spectacle que j’ai énormément aimé, consacré à Anton Tchekhov… J’adore, j’adore, j’adore !
J’ai terriblement envie de vivre ! Bruno est seul en scène, et tout à tour, il nous fait revivre toutes les étapes de la vie de Tchekhov, et nous montre surtout comment il va devenir un humaniste profond, philosophe et visionnaire de ce que va devenir la Russie. Allez-y ! Allez-y ! »

LE FIGARO / Monsieur Ibrahim
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n conte à la Dickens où tout tient miraculeusement grâce à la présence de Bruno Abraham-Kremer, qui parvient à imposer un ton oscillant entre la poésie et la gouaille, l’ironie et la ferveur.
Après Le Golem et Milarepa, ce spectacle, mis en scène et interprété par Bruno Abraham-Kremer, clôt la Trilogie de l’Invisible. C’est sans doute celui où il a mis le plus de lui-même. On sourit d’abord devant les grosses ficelles de sa bonhomie, puis on est ému plus qu’on ne voudrait.
A la fin, on est bouleversé.

 

PARISCOPE / La Promesse de l’aube
Gary était un grand raconteur d’histoires. Le comédien Bruno Abraham-Kremer l’est également. Les univers de ces deux artistes étaient faits pour se rencontrer sur une scène de théâtre. On attrape des émotions aux couleurs du jour, à savoir gravité et légèreté, rire et émotion. Ce spectacle fait l’effet d’un « Gros-Câlin » à notre enfance et à nos rêves oubliés. Le résultat est magnifique.

LE FIGAROSCOPE / Monsieur Ibrahim
La gravité et la fantaisie s’enlacent, le rire et les larmes se mêlent. L’écriture de Schmitt est fluide et nerveuse. L’interprète, sensible, profond, tout en souplesse et tact, raconte ici sa propre vie. Qu’on le sache ou pas, on est transpercé. Bruno Abraham-Kremer est un grand acteur d’une humanité rayonnante.

TELERAMA / A la porte
La mise en scène de Bruno Abraham-Kremer est d’une invention constante et les comédiens d’un attachant mystère…

LE NOUVEL OBSERVATEUR / Richard III
Pour jouer ce rôle kamikaze de nabot criminel, il fallait un grand comédien.  II s’appelle Bruno Abraham-Kremer. Tantôt reptile, tantôt félin, il réussit a jouer sobre dans la démesure…

LIBERATION / La mangeuse de crottes
Une réussite tenant de la gageure car leur tâche n’est pas mince, s’agissant d’épouser tour à tour l’ordinaire des petites gens et le destin grandiose de héros du passé. Les comédiens, Christine Pignet et Bruno Abraham-Kremer sont impeccables et hilarants.

 

FRANCE INTER/L’humeur vagabonde/J’ai terriblement envie de vivre
Bruno Abraham Kremer adore être seul en scène. Enfin, seul, non. Il aime être en scène avec les auteurs et les textes qui le nourrissent, lui parlent, le bouleversent.
Il aime faire théâtre avec la littérature, et nous le donner en partage.
Les dernières fois ce fut avec La Promesse de l’aube de Romain Gary, et la correspondance de Vladimir Jankélévitch.
Avant il y avait eu Etty Hillsum et sa Vie Bouleversée.
Et encore avant sa trilogie : le Golem, Milarepa et Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran.
Tchékhov devait bien finir par arriver : c’est chose faite, avec J’ai terriblement envie de vivre, un monologue écrit à partir des carnets et de la correspondance de l’écrivain, mais aussi avec des extraits de ses pièces. Et, bien sûr, comme à chaque fois, on sort du théâtre avec terriblement envie de lire et de relire.

THEATRE MAGAZINE / Rutabaga swing
Le « Bernard » que joue superbement Bruno Abraham-Kremer appartient à la lignée du Père Tranquille qu’imagina Noël Noël : un homme ordinaire que l’injustice rend brave.

TELERAMA / Toujours l’orage
Le texte de Enzo Cormann est servi avec une violence maîtrisée par deux magnifiques interprètes: Michel Baumann et Bruno Abraham-Kremer.

PARISCOPE / Rutabaga swing
Bruno Abraham-Kremer et Jacques Herlin sont excellents dans leurs personnages et nous servent deux numéros hilarants. Ne les manquez pas !

 


COMÉDIEN  ET/ OU METTEUR EN SCENE AU THÉÂTRE

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L’angoisse du Roi Salomon
d’après Romain GARY/ E. AJAR
Adaptation et mise en scène :
Bruno ABRAHAM-KREMER / Corine JURESCO
Interprétation: Bruno Abraham-Kremer
Théâtre du Petit Saint-Martin / Lucernaire

Le roi Lear
de William SHAKESPEARE
M.e.s:  Jean-Luc REVOL
Théâtre de la Madeleine

Bettencourt Boulevard
de Michel VINAVER
M.e.s: Christian SCHIARETTI
TNP Villeurbanne / Théâtre de la Colline 

J’ai terriblement envie de vivre
d’après les oeuvres de TCHEKHOV
Ecrit et mis en scène par:
Bruno ABRAHAM-KREMER / Corine JURESCO
Interprétation: Bruno Abraham-Kremer
Théâtre du Petit Saint-Martin / Théâtre des Amis – Genève

La Vie est une géniale improvisation
d’après la correspondance de Vladimir JANKELEVITCH
Adaptation et mise en scène:
Bruno ABRAHAM-KREMER / Corine JURESCO
Interprétation: Bruno Abraham-Kremer
Festival de la correspondance de Grignan / Théâtre des Mathurins / Lucernaire

La Promesse de l’aube
de Romain GARY,
Adaptation et mise en scène :
Bruno ABRAHAM-KREMER / Corine JURESCO
Interprétation: Bruno Abraham-Kremer
La Commune-CDN / Théâtre du Petit Saint-Martin / Théâtre des Mathurins

La vie sinon rien
de Antoine RAULT,
M.e.s et interprétation Bruno ABRAHAM-KREMER
Les Gémeaux – Sceaux  – S N / Comédie des Champs-Elysées

Parole et guérison
de Christopher HAMPTON
M.e.s Didier LONG / Théâtre Montparnasse

L’Amérique
de Serge KRIBUS
Ecrit pour Bruno Abraham-Kremer
M.e.s et avec: Bruno ABRAHAM-KREMER
Studio des Champs-Elysées
Molière 2006 – Grand Prix spécial du théâtre privé

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
de Eric-Emmanuel SCHMITT
écrit pour Bruno Abraham-Kremer
M.e.s et avec: Bruno ABRAHAM-KREMER
Studio des Champs-Elysées / Théâtre Marigny

Rutabaga swing
de Didier SCHWARTZ
Mes: Philippe OGOUZ
Théâtre 13 / Théâtre Montparnasse / Comédie des Champs-Elysées
Nomination Molière 2007 / Meilleur spectacle théatre public

Le petit violon
de Jean-Claude GRUMBERG
Mes : Christophe LIDON
La Criée – Théâtre National de Marseille

Comme la vie est belle pourtant…
de Etty HILLESUM,
d’après « Une vie bouleversée »
Mes et adaptation : Bruno ABRAHAM-KREMER
Les Gémeaux – Sceaux – Scène nationale

Toujours l’orage
de Enzo CORMANN
Mes : Henri BORNSTEIN / Théâtre de la Tempête

Milarepa
de Eric-Emmanuel SCHMITT
Ecrit pour Bruno ABRAHAM-KREMER
M.e.s et interprétation: Bruno ABRAHAM-KREMER
Théâtre Vidy-Lausanne / Festival d’Avignon / Théâtre du renard

L’Idiot
de F. DOSTOÏEVSKI
Mise en scène: Joël JOUANNEAU
Théâtre Vidy-Lausanne / Théâtre de Sartrouville

Le Golem
de Bruno ABRAHAM-KREMER
Mes : Bruno ABRAHAM-KREMER
Petit-Montparnasse / Festival d’Avignon
Prix de la Presse / Festival International « Performance d’acteur » de Cannes.

Le tic et le tac de la pendule
de Daniil HARMS
Mes: François KERGOURLAY
Théâtre National de l’Odéon

Le  Haïm, A la vie
de Herlinda KOELBLE
Mes: Bernard BLOCH / Théâtre du Soleil

Le jeu de l’amour et du hasard
de MARIVAUX
Mes : François KERGOURLAY
Théâtre Firmin Gémier

Richard III
de William SHAKESPEARE
Mes : Henri BORNSTEIN
Festival d’Avignon / Rôle titre

Catarineto
de Catherine ZAMBON
Mes. : Catherine ZAMBON
Théâtre de Boulogne/mer

Lazarillo de Tormès
de C. JOSE CELA
Mes. : Henri BORNSTEIN
Festival de Ramonville / Théatre de la Digue Toulouse

La mangeuse de crottes
de J.G NORDMANN
Mes: Jean-Gabriel NORDMANN
Théâtre de la Tempête

La mer est trop loin
de J.G NORDMANN
Mes :J.G NORDMANN et Robert Cantarella
Théâtre 13

Eismitte, le milieu des glaces
de Catherine ZAMBON
Mes : Yves BABIN
C.I.G. Grasse / Théâtre de Caen

La nuit des rois
de William SHAKESPEARE
Mes : Gilles BOUILLON
Théâtre de l’Est Parisien

Oncle Vania
de Anton TCHEKHOV/Rôle titre
Mes : Bruno LIVIERO
Festival du Luxembourg/Hespérange

L’impresario de Smyrne
de C. GOLDONI
Mes : Gilles BOUILLON
C.D.R. de Bourges

L.M.S
de Didier FLORY
Mes : Alfredo CORRADO
International Visual Theater

L’enchanteur pourrissant
de Guillaume APOLLINAIRE
Mes: Claude MERLIN
International Visual Theater

Lorenzaccio
de Alfred De MUSSET
Mes : Dominique FREYDEFOND
Maison de la Culture/Bourges

Ubu roi 
de Alfred JARRY
Mes : Massimo SCHUSTER
Théatre du Merlan

La valse de l’abandon,
spectacle chorégraphique
Chorégraphie : B. DONEUX
C.D.N. Bouvier et Obadia/ Le Havre

L’an II de la liberté
de Alexandre BOURAVSKI
Mes : X. MARCHESCI / Théâtre du Chaudron

Escurial
de M. DE GHELDERODE
Mes : Johannès THERON
Roy Hart Théâtre / Café de la danse

Tragédie
d’après « Dom Juan » de MOLIERE
Mes : Dominique MASSADAU / Festival d’Avignon

L’injurieuse Kabale
de Mikhaïl BOULGAKOV
Mes : Théâtre à Rebours
Roquebrune cap Martin/ Menton.

 


COMÉDIEN AU CINÉMA

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La crème de la crème,
Kim Chapiron

Maintenant ou jamais
Serge Frydman

Des gens qui s’embrassent
Danièle Thompson

Monte Carlo
Tom Bezucha

Bellamy
Claude Chabrol

Coco, avant Chanel
Anne Fontaine

Clown
Marco Pontecorvo

Comme ton père
Marco Carmel

Combien tu m’aimes ?
Bertrand Blier

Podium
Yann Moix

Malraux
Michèle Rozier

Les acteurs
Bertrand Blier

Mon homme
Bertrand Blier

Merci la vie
Bertrand Blier

Se souvenir des belles choses
Zabou Breitman (3 César en 2003)

Train de vie
Radu Mihaileanu
Prix du public – Prix de la presse à Venise 99 –
Prix du public à Sundance – Prix du public à Sao paulo 2000

La Vouivre
Georges Wilson

La comédie du travail
Luc Moullet

Cours privé
P. Granier Deferre

Le syndrome de Peter Pan
Kaloust Andalian, C.M
Prix des producteurs

Marie des ombres,
Kaloust Andalian, C.M

Piétas
Piétro A. Izzo, C.M
Primé au festival de Grenoble

Un oiseau dans le plafond
Céline Macherel, C.M
Prix du festival de Locarno/2000

Madeleine 1999
Laurent Bouhnik

Le sel de la terre
Jonathan Desoindre, C.M

 


COMÉDIEN À LA TÉLÉVISION

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Huit jours en hiver
Alain Tasma

Clara une passion française
Sébastien Graal

Nuit noire
Alain Tasma
International Emmy Award 2007

L’Héritage

Laurent Heyneman 
(Collection Maupassant)
,

Le triporteur de Belleville
Stéphane Kurc

La dame d’Isieu
Alain Vermuz

Thérèse et Léon
Claude Goretta

Les duettistes

Marc Angelo

Petit nuage d’été
Olivier Langlois

Maigret et le marchand de vin

Christian de Chalonges

La conseillère

Alain Vermuz

La chaîne

Claude Faraldo

Mirabeau

Claude Faraldo

Les amours du mal-aimé
Marcel Camus

Alice Nevers, le juge est une femme
Laurent Lévy

Brigad’
Marc Angelo

L’étoile d’or

Daniel Vigne

Les inconnus du Mont-Blanc
Denis Ducroz

Céleri rémoulade
Jean-Pierre Biazotti

Cuisine céleste

Alain Tasma

Julie Lescault
Alain Vermuz

Silence coupable

Alain Vermuz

Maigret et le ministre
Christian de Chalonges

Docteur Dassin
Olivier Langlois

P. J
Gérard Vergez

Imogène
François Letterier

Témoignages d'auteurs et de réalisateurs

Eric-Emmanuel Schmitt / Auteur
Il a écrit Milarepa et Monsieur Ibrahim pour Bruno Abraham-Kremer
Dire que le théâtre a un rapport avec le sacré, c’est enfoncer une porte ouverte. Mais c’est une bonne porte, et une porte qui n’est pas si empruntée qu’on le croit.

J’ai rencontré Bruno Abraham-Kremer lorsqu’il faisait un spectacle sur le Golem. Avec la seule force de son jeu et de notre imagination, il arrivait à faire vivre cette légende juive. J’ai immédiatement aimé l’élégante économie de moyens, la versatilité du jeu, l’humanité profonde du personnage. Nous nous sommes rencontrés.
Pour lui, parce que nos chemins se croisaient sur les montagnes imaginaires du Tibet, j’ai écrit Milarepa, l’Homme de coton, une évocation actuelle du grand sage bouddhiste du Xl ème siècle.

De là est née l’idée d’un cycle consacré à l’Invisible, à la spiritualité, la vraie, celle qui nous permet de vivre, qui nous tient le dos plus droit qu’une colonne vertébrale, aux spiritualités de cultures différentes qui ont quelque chose à nous dire. Aujourd’hui le voyage continue avec le mouvement Soufi, une des formes mystique, poétique et antilégaliste de l’lslam. Il mène au Croissant d’Or et il a emprunté un tapis volant…

Eric-Emmanuel Schmitt

Jacques Gamblin Comédien et auteur
Il a co-produit Monsieur Ibrahim et La vie sinon rien avec le Théâtre de l’Invisible.

Le petit commerce me tient à coeur…
Mon père était quincaillier normand. Le grand-père de Bruno Abraham-Kremer était épicier arabe. Que ce soit les clous et les vis ou les fruits et légumes, ça s’appelle le stock… Le stock de ceux qui nous ont fabriqués est devenu le nôtre. Il faut s’en servir, en faire le réassort, et ne pas le gâcher.
C’est du boulot tout ça !
Quand mon père parlait boutique, je ne comprenais jamais s’il était propriétaire des murs ou bien du fond ou seulement du pas de porte. Monsieur Ibrahim, lui, n’est propriétaire de rien du tout, mais son stock est un sacré bel héritage, et il y a du fond dans son histoire de murs.

Je le sais parce que je suis entré un soir dans sa boutique, comme un client anonyme. C’est facile, il n’y a même pas de porte. Pas besoin, il est toujours ouvert… J’y ai trouvé tout ce qu’il me faut et j’ai eu envie d’y rester.

Jacques Gamblin

Antoine Rault Auteur
Il a écrit « La Vie sinon rien » pour Bruno Abraham-Kremer 

Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. C’est une leçon de mon père.
Je suis arrivé, un jour d’été, pile à l’heure chez Bruno, dans cette jolie ruelle de village qu’il habite dans le XIVème arrondissement de Paris, et j’ai senti, quand il m’a ouvert la porte, que c’est à cette heure-là et pas à une autre qu’il m’attendait.

Comme je le fais toujours dans un lieu inconnu, j’ai observé les petits détails : la présence d’une femme, les choses bien rangées, des plantes aromatiques sur son balcon, du très bon café et plusieurs sortes de thés. Une atmosphère tendre, familiale, chaleureuse. Je me suis senti bien. Un peu comme chez moi. Et puis, les livres. Comme un chien flaire les odeurs quand il arrive quelque part, moi, je flaire les livres. J’ai trouvé aussitôt une collection nombreuse de numéros du Théâtre National Populaire – comme chez moi ! – et sur une pile, visiblement souvent lu, « Faust » de Goethe, mythe qui me fascine.

C’est ce jour-là, dès ce jour-là, que nous avons signé un pacte, sans le dire, mais en le sachant très vite. Je lui ai donné mon texte, donc un peu mon âme, et Bruno / Méphisto m’a montré ce qu’il contenait vraiment.

En l’écoutant lire, j’ai vu comme dans un miroir un homme qui me ressemblait, celui pour qui sans le savoir j’avais écrit cette pièce, celui avec qui je pourrais faire l’expérience d’une fraternité intellectuelle, artistique et humaine. Celui enfin qui pourrait bien devenir Faust à son tour, m’offrant son talent, sa sensibilité d’acteur, contre la promesse d’autres pièces… C’est un rêve pour un acteur comme pour un écrivain de pouvoir être tantôt Faust tantôt Méphisto.

Quelle chance que nos chemins se soient croisés un jour d’été !
Mais sans doute cela devait-il se produire à ce moment et pas à un autre puisque avant l’heure, ce n’est pas l’heure et qu’après l’heure…

Catherine Zambon / Auteur
Elle a écrit pour le Théâtre de l’Invisible « Eismitte, le milieu des glaces »

Il est comme un acrobate au milieu de la scène, appelant à lui les récits du monde, les mouvements de parole et d’entendement.

Il est un acrobate virtuose, car saisir l’oscillation du monde et vouloir la restituer, s’est s’exposer à beaucoup de doutes et d’exaltations. Et c’est précisément de cela dont Bruno Abraham-Kremer fait récit. De la question de notre être, de notre origine, de notre devenir.

Pugnace, il fouille à la façon d’un scientifique ce qui constitue notre héritage. Mais c’est surtout en poète qu’il bâtit, armé de mots, témoignant de sa propre perplexité face au monde, de sa foi en un mouvement profondément jubilatoire.

Les histoires de Bruno sont des histoires d’hommes, d’hommes ordinaires, et d’autres extraordinaires. De ceux nichés dans l’ombre, et de ceux qui éclairent les visages. De ceux arrachés des rêves de l’enfance et qui deviennent héros de notre quotidien.

Il y a de l’insurgé en lui, un candide qui se restitue son histoire, un insoumis qui dresse l’espérance. Un artiste qui trépigne dans sa nécessité de s’adresser a nous, de nous emporter, de nous transmettre.

Sa recherche, son travail d’artisan de théâtre, – acteur, metteur en scène, auteur, conteur, fouineur, – force le respect.

Passeur indispensable, il n’en finira jamais de nous parler, de converser avec nous, nous offrant aussi l’image de ses propres doutes et celle de sa colère. Mais qu’un mouvement de paupière frémisse, que l’un de nous, frère d’un soir lui tende l’oreille et la main, alors c’est le monde entier qui bouge un peu de son endormissement.

Qu’un seul s’éveille, et la fête commence.

Ainsi naît le théâtre.
Ainsi de l’insolente poésie.
Ainsi de l’énergie vitale de la parole.

Catherine Zambon

Radu MIHAILEANU / Réalisateur 
Il a dirigé Bruno Abraham-Kremer dans  » Train de vie »

Bruno est acteur. Acteur de sa vie.
Il le dit : “ Être acteur, c’est réinventer sa vie. Je crois. C’est mélanger réalité et fiction, réel et rêve, s’abandonnant au désir, sans vouloir contrôler mais se laissant toujours surprendre sur le fil tracé du funambule. Un acteur est par définition claustrophobe : il a besoin d’ouvrir sans cesse des fenêtres et des portes. Pour laisser entrer l’air, les sons, les images et les gens, et pour pouvoir sortir, aller les rejoindre.

J’ajouterai, le concernant lui, particulièrement : Bruno est une question. Une question incessante qu’il se pose à lui-même, “ qui suis-je ? ”, qu’il pose ensuite à l’Homme, qu’il pose à l’auteur, au metteur en scène, qu’il se re-pose à lui-même interprétant un texte, la transmettant au spectateur.

Bruno a eu la bonne idée de rester enfant. Il ne s’est jamais laissé contaminer d’ “ adultite ”. Curieux, comme un môme, des questions comme “ pourquoi ? ”, ou “ qu’est-ce que c’est ? ” plein la bouche, Bruno a toujours joué. D’abord seul. Car, enfant unique, il s’attribuait tous les rôles : ceux des frères, sœurs et amis manquants. Il y ajoutait des paysages, des véhicules, des animaux (les fameux chevaux des Indiens et des cow-boys), un tas d’objets et de nombreux figurants. Tous ses jeux étaient des superproductions. Comme sa « Trilogie de l’Invisible » d’ailleurs. Dans chacun de ces trois spectacles, il est seul en scène sans être seul. Il est accompagné de tous ces personnages qui se bousculent dans sa tête. Il est moins seul depuis qu’il a trouvé un tas de compagnons de jeu (de jeux) : les spectateurs d’abord, les collaborateurs ensuite : auteurs, musiciens, d’autres acteurs, techniciens, metteurs en scène, réalisateurs…

Jouer, comme pour essayer de lire l’invisible dans les yeux du visible, est devenu le métier de foi de celui qui à 18 ans partit pour Nice pour suivre des études de droit. Mais au bout d’un an seulement, le théâtre l’hypnotisa, le déviant de ce droit chemin.  L’invisible devint sa quête du Graal. Il nomma des années plus tard sa compagnie “ Le Théâtre de l’invisible ”, en hommage à Peter Brook, qu’il a eu la chance de rencontrer et dont il reconnaît l’influence déterminante.

Je n’arrive pas à penser à Bruno sans penser au voyage. À son désir de traverser des “ territoires ”, passant d’une culture à une autre, d’un personnage à un autre, d’un destin à un autre. On dit d’un bon acteur : “ Il sait tout faire ”. Car, porté par sa générosité, l’acteur arrive alors à allier sa propre personnalité à celle d’un autre. Par curiosité aussi. Il est vrai que Bruno peut tout faire : boucher, papa gâteau, criminel dangereux, chauffeur de taxi, de camion, de soucoupe volante, homme d’affaires, ouvrier, docteur – tout, sauf ce qui “ nourrirait l’horrible bête ”. Il n’arrivera jamais à servir une histoire qui avilit l’homme. Ça n’a rien à voir avec le bien et le mal. Ça a à voir avec l’acteur- citoyen, l’acteur-“ mench ”-conscience, l’acteur responsable qui interprète, mais qui n’est pas l’objet des fantasmes irresponsables des autres. Ça a à voir avec le regard de ses deux enfants qui ne le quitte jamais.

Je reviens au voyage. À celui qui m’a le plus touché : le voyage de Bruno en Iran. Il en avait fait plein d’autres avant : au Tibet, dans les pays de l’Est, mais celui-ci m’a particulièrement ému.

Bruno est Juif. À son nom, Bruno Kremer, il a additionné “ Abraham ”, le nom de son grand-père car il considère qu’il tire ses origines de là : du fin fond des siècles, du père fondateur, et du père de sa mère (Monsieur Ibrahim est en partie un hommage à ce dernier Abraham : Ibrahim = Abraham).

Bruno avait un ami. Un superbe musicien. Je l’ai vu, je l’ai entendu. Mahmoud, c’était son nom, l’accompagnait (il “ jouait ” avec Bruno dans “ Milarepa ”. Mahmoud meurt d’un cancer foudroyant. Quelques mois auparavant, les deux amis s’étaient promis de se rendre en Iran, pour visiter le pays que Mahmoud n’avait pas revu depuis 10 ans, date du début de son exil. Et puis il meurt. Leur rêve devient orphelin. Bruno se dit alors qu’il doit y aller quand même. Malgré tout. Je me rappelle lui avoir dit : “ Tu es fou, un Juif, aujourd’hui, en Iran ? ”. Mais Bruno est parti. De ce “ voyage ”, et de quelques autres, est né “ Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ”.

Je finirai par une note personnelle. Bruno m’a offert un très beau cadeau : il a rendu vivant un personnage que je n’avais pas abouti, dont la seule carcasse était en papier, et que l’acteur a su emmener à la condition de “ mensch ” par ses sublimes qualités. En lui proposant le rôle du comptable dans mon film, je ne savais pas à l’époque combien ce personnage et cette histoire venaient à la rencontre de l’être humain, “ acteur de sa vie ”, Bruno Abraham-Kremer.
Voilà. Je voulais parler de la trajectoire de Bruno, à partir de son premier spectacle à Nice, en passant par le clown cracheur de feu, le Théâtre d’urgence, son premier spectacle parisien, “ Siècle enchaîné à un angle du monde ”, ses nombreux rôles au cinéma et à la télévision, ses multiples casquettes d’acteur, metteur en scène, producteur, auteur, et je ne suis arrivé qu’à parler de celui qui est devenu mon ami. Décidément, on ne contrôle jamais l’instant. Mais le désir demeure.

Radu Mihaileanu

Serge Kribus / Auteur
Il a écrit l’Amérique pour Bruno Abraham-Kremer

J’ai vu plusieurs spectacles initiés, mis en scène ou joués par Bruno Abraham-Kremer. J’y ai vu tout ce que j’aime dans le théatre. D’abord des histoires qui racontent les hommes, les femmes, les enfants. Le particulier. On ne peut bien entendu espérer atteindre l’universel si l’on ne part pas du particulier.
Le travail de Bruno Abraham-Kremer met en scène ce particulier. Cet homme qui attend le bus, l’air pensif. Cette femme qui marche rapidement, une expression de peur sur le visage qu’elle cache…

Mais ce qui est étonnant dans le travail de Bruno Abraham-Kremer, c’est que les histoires qu’il nous raconte se situent toujours dans le monde, dans l’histoire, dans un contexte social, géographique, culturel, religieux, politique. Et les personnages avec leurs propres trajets agissent et réagissent poussés, tirés, exaltés, ou étouffés par ces contextes. Ils se débattent, ils se battent, ils essaient tous de donner un sens à leur vie, à leur combat, en un mot ils essaient de s’émanciper, ils se révoltent contre la condition qui est la leur, le sort qui leur est fait, qu’ils n’acceptent pas et ils travaillent, ils travaillent comme ils peuvent.

J’ai souvent vu dans son théâtre une chose à laquelle je suis très sensible. La naissance de la conscience chez les personnages. Des trajets initiatiques, d’apprentissages, d’épreuves que les personnages doivent subir avant de se libérer d’un quelconque joug.

La théâtralité donnée à ces histoires, la théâtralité voulue par Bruno Abraham-Kremer est toujours en accord avec les histoires racontées. C’est quelque chose de très dépouillé, de très simple, de très rigoureux qui permet à mes yeux sans doute l’une des essences du théâtre, l’art de la suggestion. L’art du voyage.

Le théâtre de Bruno Abraham-Kremer est un théâtre que je trouve d’une très grande tenue. II est témoin de nos histoires, parfois de notre histoire. II est humble, ludique. Il fait appel à I’enfance, à la fascination, à la magie. C’est un théâtre drôle et profond. C’est un théâtre vivant qui nous fait voyager et que j’aime.

Serge Kribus