L'ACTUALITE
LES SPECTACLES
LE THEATRE DE L'INVISIBLE


La vie sinon rien

de Antoine Rault

1er volet de la Trilogie d'un homme ordinaire
de Bruno Abraham-Kremer

Création du 10 au 15 février 2009
aux Gémeaux / Sceaux / Scène nationale
puis à la Maison de la culture de Bourges / Scène nationale et en tournée en mars et avril 2009. ( France, Suisse, Luxembourg)

Le texte sera publié à l'occasion de la création aux éditions de L'Avant-scène / Les quatre vents



J’étais plongé dans la préparation d'un nouveau cycle : « La Trilogie d’un homme ordinaire »  lorsque Antoine Rault m’a proposé de lire un texte en cours d’écriture « Le sel de la vie »

L’évidence du sujet s’impose dès la première lecture… Le personnage me trouble… si proche de moi, si intime - son sale caractère, son désarroi bouleversant, son questionnement si humain… je me voyais  comme dans un miroir. 

L’écriture simple et directe me touche. 
Peu à peu le dialogue s’installe et au fil des séances de travail avec l’auteur,  la complicité humaine surgit. Dès lors, au cœur même de l’écriture en cours, le spectacle commence à apparaître.

Une plongée au cœur de notre monde contemporain, dans la vie d’un homme qui nous ressemble comme un frère - un homme qui va s’apercevoir que ce n’est pas le temps qui passe, mais « lui » qui est en train de passer à coté de sa vie…
Sa « petite vie », il va découvrir qu’il faut la vivre, plutôt que d’avoir peur chaque jour de la perdre.
Et peut-être,  réalisera-t-il ce qu’aimer veut dire

Je rêve d’un spectacle drôle et tragique comme les films de Chaplin  où le rire me surprend dans les scènes les plus tragiques et où je pleure toujours aux moments qui sont pourtant les plus drôles !

Pour chacun d’entre nous - notre vie -  aussi simple soit-elle, n’est elle pas une « aventure épique », une expérience unique, comme dans les pièces de Shakespeare, un mélange parfait de comique et de tragique, de trivial et de sacré.

Bruno Abraham-Kremer 


Ce spectacle est dédié à Corine, Elie et Gaspard.


L'histoire


Pierre, toujours pressé, stressé, dévoré par son travail,
était en train de passer à côté de sa femme et de ses enfants, à côté de ceux qui l’aiment.

Le jour où son médecin lui annonce qu’il a une maladie rare – 4 cas en France ! – le ciel lui tombe sur la tête.

Ce coup d’arrêt brutal va en fait le conduire vers une métamorphose salutaire.

Au fil de scènes comiques et tendres, de conversations avec ses proches et de rencontres inattendues, en particulier celle de Nicolas, un simple d’esprit, Pierre change de regard sur la vie et découvre le secret du bonheur.
                                                                                              
« La vie sinon rien »  tente de saisir, ancré dans la réalité du monde d’aujourd’hui, la complexité, la richesse et la singularité d’un homme qui croyant mourir va s’éveiller à l’amour de la vie.                   

Antoine Rault

Rencontre

Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Après l’heure, ce n’est plus l’heure.
C’est une leçon de mon père.
Je suis arrivé, un jour d’été, pile à l’heure chez Bruno, dans cette jolie ruelle de village qu’il habite dans le XIVème arrondissement de Paris, et j’ai senti, quand il m’a ouvert la porte, que c’est à cette heure-là et pas à une autre qu’il m’attendait.

Comme je le fais toujours dans un lieu inconnu, j’ai observé les petits détails : la présence d’une femme, les choses bien rangées, des plantes aromatiques sur son balcon, du très bon café et plusieurs sortes de thés. Une atmosphère tendre, familiale, chaleureuse. Je me suis senti bien. Un peu comme chez moi. Et puis, les livres. Comme un chien flaire les odeurs quand il arrive quelque part, moi, je flaire les livres. J’ai trouvé aussitôt une collection nombreuse de numéros du Théâtre National Populaire – comme chez moi ! – et sur une pile, visiblement souvent lu, « Faust » de Goethe, mythe qui me fascine.

C’est ce jour-là, dès ce jour-là, que nous avons signé un pacte, sans le dire, mais en le sachant très vite. Je lui ai donné mon texte, donc un peu mon âme, et Bruno / Méphisto m’a montré ce qu’il contenait vraiment.

En l’écoutant lire, j’ai vu comme dans un miroir un homme qui me ressemblait, celui pour qui sans le savoir j’avais écrit cette pièce, celui avec qui je pourrais faire l’expérience d’une fraternité intellectuelle, artistique et humaine. Celui enfin qui pourrait bien devenir Faust à son tour, m’offrant son talent, sa sensibilité d’acteur, contre la promesse d’autres pièces... C’est un rêve pour un acteur comme pour un écrivain de pouvoir être tantôt Faust tantôt Méphisto.

Quelle chance que nos chemins se soient croisés un jour d’été !
Mais sans doute cela devait-il se produire à ce moment et pas à un autre puisque avant l’heure, ce n’est pas l’heure et qu’après l’heure...  

  Antoine Rault


   

De «  La Trilogie de l’Invisible  » à «  La Trilogie d’un homme ordinaire »
Un projet de Bruno Abraham-Kremer

Je continue à croire que l’on vient au théâtre pour regarder et écouter « l’humain ».
Pour s’observer dans le miroir qui nous est tendu et partager avec d’autres spectateurs cette expérience.
Parce que le temps y a une autre valeur, la présence humaine  prend une autre dimension et, à certains instants, on peut y sentir presque concrètement…la Vie, ce lien invisible qui nous relie tous. Là, on peut s’arrêter un instant dans notre course folle, arrêter de fuir  et réaliser notre fragilité et notre grandeur, d’être humain.

Avec « La Trilogie de l’Invisible », j’ai cherché par le théâtre à rendre visible, l’Invisible.
Je me suis attaché à rendre « sensible »,  le lien secret entre  l’homme et l’Invisible, à travers  l’histoire de trois  héros spirituels, venant  de trois grandes traditions différentes -Judaïsme, Bouddhisme Tibétain et  Soufisme-. Des hommes extraordinaires !

Le voyage continue mais … en renversant la perspective.
Aujourd’hui, « La Trilogie d’un homme ordinaire » me permet de continuer à interroger la même énigme « l’Homme » mais en plongeant, au contraire, au cœur du réel, au plus près des détails, du particulier, de l’infiniment petit et proche.
Chercher au cœur du visible à voir l’Invisible… 

Je suivrai donc un  homme ordinaire, contemporain,  un homme en quête de sens, de vérité, qui enquête sur lui-même. Mais toujours avec le même désir de partager avec le public ce trésor qui m’a été transmis- et que je cherche à questionner dans tous mes spectacles - l’amour de la Vie !

Car au-delà des conditions heureuses ou malheureuses de l’existence, le fait même d’être en vie est une réjouissance qu’il faut goûter maintenant.
Être «  l’acteur de sa vie ».              
                                                         
                                                                                                 Bruno Abraham-Kremer




 

 

 

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«Condamnés à
expliquer le mystère
de leur vie,
les hommes ont inventé le théâtre.
Le théâtre rend
aux hommes la tendresse humaine .

Louis Jouvet


Mis en scène et interprété par:
Bruno Abraham-Kremer

Scénographie:
Philippe Marioge

Collaboration
à la mise en scène:

Corine Juresco

Lumière et vidéo:
Arnaud Veyrat

Création sonore:
Thierry Balasse
Mehdi Ahoudig

Costumes :
Marguerite Bordat

 

 

 



Une production : Théâtre de l'Invisible
En co-production avec:
Maison de la culture de Bourges, ATA/ Acte 2
Productions du Dehors /Jacques Gamblin,avec l'aide des Gémeaux Scène Nationale.

 

 

 

 

 

 

femme nue

 

 


« ll ne nous reste qu'une ressource face à la mort, faire de l'art avant elle »

René Char

 

 

 

 

 

Le texte de
"La Ve sinon rien" sera publié à "L'Avant
-Scène"
à la création
.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pietro de la francesca

 

« Si tu veux connaitre l'invisible, regarde le visible avec les yeux grands ouverts ».

Le Zohar

 

 

 

 

 

 

 


Attaché
de presse :

Christopher Robba
+33 1 42 56 95 95
robba@maiko.fr

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