L'ACTUALITE
LES SPECTACLES
LE THEATRE DE L'INVISIBLE




Milarepa, l'homme de coton

Deuxième volet de la "Trilogie de l'Invisible"


Créé au Théâtre Vidy-Lausanne en 1997, joué au Festval d'Avignon et repris
à Paris au Théâtre du Renard en 1998 et aux Gémeaux à Sceaux en 1999.


C'est juste après la création du Golem que j'ai entrepris un premier voyage vers le Tibet sans vraiment savoir ce qui m'attirait si fortement vers cet Himalaya, peut-être était-ce simplement au départ parce que c'était l'endroit
le plus haut, le toit du monde et puis après une rencontre et une visite dans l'une des grottes où Milarepa a séjourné, j'ai lu sa vie et l'évidence s'est imposé à moi : ce serait la seconde histoire de cette Trilogie de l'Invisible.

J'avais été touché dans le Golem par cet "homme d'argile", qui voulait sortir
de sa condition de serviteur céleste. Cette créature innocente mais servile,
qui préférait souffrir pour devenir un être humain et pouvoir aimer... Milarepa lui, "l'homme de coton", malgré son destin exceptionnel, héroïque, reste un humain. Voilà sans doute pourquoi il me touche si intimement. C'est un mystique extravagant, inclassable qui est au-delà de toutes les formes habituelles... un esprit libre.

Ce sont les obstacles, la lutte qui l'ont aidé à se construire. Cette lutte pour essayer de devenir un être humain me parle de moi, son engagement total dans ce qu'il entreprend que se soit pour se venger et faire "le mal" ou que
se soit plus tard les épreuves qu'il acceptera pour obtenir les enseignements de Marpa. Il va si totalement au bout de lui-même, il est double si fortement qu'il réussit à dépasser la dualité.

Il est l'exemple rare d'un homme qui réussit à sacrifier sa souffrance !

Alors quelle plus belle histoire pour cette seconde partie de la Trilogie de l'Invisible, pour tenter une fois encore de comprendre par le Théâtre, le mystère de l'humain et la chance d'avoir un corps, une Vie.

Bruno Abraham-Kremer

 

Visionner une interview de Bruno Abraham-Kremer sur Milarepa


Le spectacle

Publié aux éditions Albin Michel

Simon a découvert qu'il n'était sans doute pas l'homme qu'il croyait...
Toutes les nuits, ses rêves l'emmènent vers une vie antérieure sur les hauts plateaux de Tibet où, il y a neuf siècles, il combattit le grand Yogi Milarepa.
Pour expier cette haine, il est condamné, d'incarnation en incarnation, en frappant à la porte de ses rêves, à raconter cent mille fois l'histoire de son ennemi.
Milarepa fut criminel, magicien, ermite cloîtré, fou divin ou poète errant, éveillant ceux qu'il croisait à cet "océan de joie" qu'est la Vie.
Devenu un héros spirituel, il est pour les Tibétains un Bouddha vivant, pourtant, toujours il reste un homme, loin de l'image d'un Dieu ou d'un saint coiffé d'une auréole.

Et si, ce soir... Simon racontait l'histoire pour la cent millième fois ?
Et, si ce soir, il obtenait enfin la délivrance ?
Et si, ce soir...nous n'étions pas là par hasard ?

Eric-Emmanuel Schmitt & Bruno Abraham-Kremer



Petite Revue de Presse

A la création en Suisse, au festival d'Avignon et à Paris

"Beau et spirituel spectacle qui mêle grâce et gravité au rire intérieur des sages."
Télérama - E.Bouchez

"De toute beauté !
Milarepa est un conte initiatique qui nous entraine au coeur de nous même. L'interprétation de Bruno Abraham-Kremer est d'une grande finesse.Il nous emmene par delà les montagnes, par delà les épreuves en passant d'un personnage à l'autre avec une belle aisance. On sort enchanté le coeur un peu plus pur et léger."
Pariscope - Marie Céline Nivière

"Extraordinaire jeu solitaire de l'acteur -metteur en scène Bruno A.Kremer qui accompagné de chants indiens et de sutras tibétains, crée l'illusion de ce superbe hymne à la vie."
Le journal du dimanche J.L Bertet

"L'air des cimes tibétaines traverse ce monologue confié à un homme d'aujourd'hui. ... E E Schmitt s'empare de cette histoire avec une belle simplicité, une foi, une sorte de belle lumière qui donne à sa plume la sincérité, l'allant, les éclats..."
Le Monde – O.Schmitt

"J'ai aimé ce spectacle. J'ai vu hier soir un interprète absolument remarquable, qui fait sans esbroufe quelque chose d'extrêmement difficile, qui est de nous conduire sur ces chemins escarpés de l'âme, du bien et du mal et du combat sans fin que nous menons tous. Bruno Abraham-Kremer m'avait beaucoup impressionné dans le Golem, je l'ai retrouvé là seul en scène, humain, trop humain, esprit déchiré. Je trouve que son travail d'acteur est extrêmement sensible, fait avec beaucoup de finesse et de délicatesse. E Schmitt prouve qu'il est un très bon écrivain. Avec beaucoup d'humilité, s'inspirant d'histoires vraies et d'histoires légendaires, il s'est mis au service du chemin de Bruno Abraham-Kremer. C'est très beau !"
Radio-France – Armelle Héliot

"La surprise quasi magique, comme une offrande, tient à l'interprétation de d'une simplicité antique d'un acteur à l'évidence inspiré: Bruno Abraham-Kremer."
L'Humanité-Roger Maria

"Le comédien interprète avec bonheur tous les rôles. Un monologue riche dans le fond et d'une belle simplicité dans la forme, comme le réclamait le sujet. Le mystique Milarepa diffuse l'expérience de son destin “ pas de sagesse définitive ...Le Nirvana n'existe pas, tout cela n'est que mots, façon de dire... ”. en tout cas, la façon de dire de Bruno Abraham-Kremer est particulièrement réussie."
Le Dauphiné libéré – M.H Loubatié

"Un acteur merveilleux...une mise en scène très subtile entrecoupée de chants indiens, ce conte est une initiation à la philosophie boudhiste et un superbe hymne à la vie"
Le Télégramme de l'Ouest

"Sur la scène du Théâtre Vidy, c'est Bruno A-Kremer qui interprète Simon, le héros de Milarepa, «l'homme de coton» . Mais est –il vraiment Bruno A-Kremer ? Incarnant Simon, n'est –il pas lui même Svastika ? et en fin de compte, faisant de ce rêve un spectacle ne fait-il pas du coup de chaque spectateur un Svastika en puissance ? Tel est le vertigineux questionnement auquel nous convient Bruno A-Kremer et ses compagnons de scène : le hiératique musicien Mahmoud Tabrizi-Zadeh et l'envoûtante chanteuse Sharmila Roy. Questionnement qui nous emmène dans un univers où tout nous semble vivre que par la force des mots."
Le journal de genève
  "Une heure trente d'enchantement par la grâce des mots et de la musique. De Paris au Tibet sur les traces d'un personnage au "moi" multiple superbement interprété par Bruno Abraham-Kremer qui emmène le public vers des légendes et des sonorités lointaines, vers des hauteurs mystiques."
Le spectacle s'offre comme un rituel présidé par la musique de Mahmoud Tabrizi-Zadeh et la chanteuse indienne Sharmila Roy.
Avant d'entrer en religion, le poète Milarepa s'appelait Thö-pa-ga, ce qui signifie "celui qu'on écoute avec délice", un nom fait sur mesure pour Bruno Abraham-Kremer servi par l'écriture savoureuse de E.E Schmitt."
24 Heures – E.Ryser

"Un très beau et pur moment de théâtre, d'une très belle écriture"
Le Quotidien du médecin

"Un spectacle éblouissant, non pas comme les illusions samsariques, mais qui suggère que l'éveil c'est encore la meilleure solution"
Actualité Bouddhiste-JF.Gantois

"Schmitt tisse un conte merveilleux où son héros condamné à reconstruire chaque fois la même tour rappelle dans sa quête de liberté, le sysiphe de Camus.
Six mois après avoir lu le Golem à Vidy même fascination à la vue du comédien. Seul sur scène Kremer livre une histoire qui s 'apparente à un rêve dans lequel s'imbriquent plusieurs vies.
Ses mots portent, leur musique obsède, appuyé par les chants lancinants de Sharmila Roy et les rythmes soyeux de Mahmoud
Trabizi-Zadeh.
Un spectacle au souffle magique..."
Le Nouveau quotidien G. Adamo

"Après avoir repéré Bruno Abraham-Kremer dans le Golem, Eric-Emmanuel Schmitt lui a écrit "Milarepa".
On retrouve dans cet émouvant voyage les ingrédients qui faisaient tout le charme du Golem. Un Bruno Abraham-Kremer très à l'aise entourée d'un musicien et d'une chanteuse indienne qui baignent le récit d'une grâce sensuelle.."
L'Hebdo

"Milarepa est la pièce dont on parle
à Avignon... la fusion d'un texte, de
la musique et des chants y est superbe, tout comme le jeu de Bruno Abraham-Kremer."
Nice Matin

"Le comédien interprète avec bonheur tous les rôles. Un monologue riche dans le fond et d'une belle simplicité dans la forme, comme le réclamait le sujet. Le mystique Milarepa diffuse l'expérience de son destin "pas de sagesse définitive ...Le Nirvana n'existe pas, tout cela n'est que mots, façon de dire...". en tout cas, la façon de dire de Bruno Abraham-Kremer est particulièrement réussie."
Le Dauphiné libéré – M.H Loubatié

"Bruno Abraham-Kremer est ce merveilleux acteur écartelé entre plusieurs vies, il nous entraîne dans sa déambulation intérieure avec un plaisir presque enfantin. Il tend une main de fraternité de l'homme vers l'homme lui-même."
Le Midi –libre – M. Brès

"Bruno Abraham-Kremer a conçu et mis en scène ce spectacle. C'est peu de dire qu'il y est parfait...
La musique de Mahmoud Tabrizi-Zadeh et les chants de Sharmila Roy envoûtent sans hypnotiser...
Vous croyez que le théâtre pour dire des choses essentielles n'a besoin que de l'essentiel : un espace nu, un beau texte direct, un acteur inspiré, la musique, le geste ?
Alors, Milarepa est un spectacle pour vous. Le théâtre dans sa pureté splendide."
La marseillaise – G Vialle



 


Un voyage au coeur du Bouddhisme tibétain


Un texte de :
Eric-Emmanuel Schmitt

Ecrit pour un spectacle conçu, mis en scène, et interprété par : Bruno Abraham-Kremer

Musique originale
composée par :
Mahmoud
Tabrizi-Zadeh


Interprété par :
Mahmoud
Tabrizi-Zadeh

puis Babak Pezshknia

Chants soufis bengalis, sûtras tibétains, chants de Tagore interprétés
sur scène par :
Sharmila Roy

Scénographie :
Philippe Marioge

Lumière :
Franck Thévenon

Assistantes à la mise
en scène :
Florence Hinneburg & Corine Juresco

Costumes :
Charlotte Villermet

Collaboration artistique :
Jampa Tcheuki



"En m’exerçant à la douceur, j’ai oublié la différence entre moi et les autres."

Milarepa






Ce spectacle est dédié à Mahmoud Tabrizi-Zadeh qui interprétait lui-même sa musique sur scène lors de la création du spectacle
en décembre 1996 au théâtre Vidy à Lausanne.

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Après cette dernière composition, il nous a quitté le 23 mai 1997.

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Production Théâtre de l'Invisible, Théâtre Vidy - Lausanne et Les Gémeaux -Sceaux - Scène nationale

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Dessin A. Roussopoulos

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