Théâtre de l'invisible

Direction artistique : Bruno Abraham-Kremer

de Romain Gary / Emile Ajar

L'angoisse du roi Salomon

de Romain Gary ( Emile Ajar)
Edition Mercure de France / Gallimard

Adaptation et mise en scène:
Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco

Avec Bruno Abraham-Kremer

Scénographie: Jean Haas
Lumière: Arno Veyrat
Création sonore: Mehdi Ahoudig
Costumes: Charlotte Villermet


Reprise au Lucernaire
du 29 août au 21 octobre 2018

Du mardi au samedi à 19h00
Et le dimanche en matinée à 16h00

Production Théâtre de l’Invisible
En accord avec le Théâtre du Petit Saint-Martin
et le Théâtre Montansier / Versailles
Co-production: Productions du Dehors / Jacques Gamblin


Jean se souvient…
Paris 1978. Au volant de son taxi, il n’a que 25 ans, une gueule de voyou pour les hommes, une gueule d’amour pour les dames…
A l’arrière, il a chargé l’élégant Salomon Rubinstein, 84 ans, « Le Roi Salomon », qui après avoir fait fortune dans le prêt -à-porter, a décidé de « prodiguer ses largesses à ceux qui n’y croient plus … ».
Salomon embauche Jean comme chauffeur personnel. Peu à peu, Jean découvre la solitude du vieux Salomon, sa colère volcanique, ses amours mal éteintes avec Cora Lamenaire, une ancienne  chanteuse réaliste qu’il a connu avant-guerre…

Dans la langue gouailleuse et malicieuse de Romain Gary (Ajar), c’est Jean, 25 ans plus tard,  qui nous raconte sa rencontre miraculeuse avec Monsieur Salomon. Il nous entraine sur les trottoirs d’un Paris populaire, de la rue du sentier aux Champs-Elysées, dans sa course folle pour rattraper le temps perdu entre Salomon et Cora.

Après le succès de « La Promesse de l’aube », c’est à un nouveau voyage « initiatique et humoristique », que nous convie Bruno Abraham-Kremer, un mélo jubilatoire, entre Chaplin et les Tontons Flingueurs.

 

 

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Extraits de presse


FIGAROSCOPE
L’art d’un comédien Rare.
Bruno Abraham-Kremer s’empare du Roi Salomon avec une simplicité et une vérité qui bouleversent.
Quel talent, quelle générosité !

FRANCE 3
Dans l’Angoisse du roi Salomon, Romain Gary donne le rôle principal à Bruno Abraham-Kremer et c’est un immense comédien qui nous embarque avec lui.

LE PÉLERIN
Une prouesse de comédien. Bruno Abraham-Kremer nous embarque dans cette folle,drôle et tendre épopée.

FRANCE INTER / Edouart Baer
Hier soir, j’ai vu le magnifique spectacle de Bruno Abraham-Kremer au Lucernaire… à la fin on était soufflés… par une émotion… on ne s’est pas d’où ça vient, mais quel texte de Gary ! On a toujours peur quand c’est un acteur seul sur scène, si proche de nous, on a peur pour lui…et là, magnifique, la magie a pris ! 

FRANCE 2
C’est un superbe et profond « Seul en scène»
Bruno Abraham-Kremer qui en interprète les multiples personnages, n’a pas son pareil pour nous entrainer dans un voyage initiatique, plein d’humour et de poésie.

BFM TV
Bruno Abraham-Kremer nous embarque à nouveau dans un voyage initiatique et humoristique, dans une atmosphère qui n’est pas sans rappeler les films de Jacques Tati.
Il interprète avec beaucoup de finesse un chauffeur de taxi au grand cœur, qui nous raconte sa rencontre miraculeuse avec Monsieur Salomon, le Roi du pantalon. Un spectacle généreux, tendre, et jubilatoire.

THEATRAL MAGAZINE
Rarement un objet littéraire atteint une telle dimension théâtrale.
Cette transmutation vient essentiellement de la présence massive, des mouvements fauves et du timbre de voix blessé de cet étonnant interprète.

SCENEWEB / Stéphane CAPRON
Bruno Abraham-Kremer, une sacrée gueule d’acteur !
Quand la littérature rencontre un formidable acteur, cela donne un très bon moment de théâtre au Petit Saint-Martin.
Le comédien nous fait remonter le temps. L’on croise une sacrée galerie de personnages. C’est un vrai délice. C’est un grand faiseur de théâtre. Quand on entend Bruno Abraham-Kremer, on pense à Jean Gabin, à Lino Ventura ou à Bernard Blier. Grâce à la scénographie élégante, aux éclairages soignée et au travail sur le son remarquable, cette Angoisse du roi Salomon est un véritable ravissement. Du grand théâtre populaire, trait d’union entre toutes les formes.

WEBTHEATRE
Gary/Ajar a écrit ce roman plein de tendresse, un chef-d’œuvre vibrant de lumière et de fraternité. Bruno Abraham-Kremer est un captivant raconteur d’histoires, un conteur hors pair doué d’une inépuisable capacité d’empathie. Quelques seuls en scène ont fait date comme Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran qu’Eric-Emmanuel Schmitt avait écrit pour lui, L’Amérique de Serge Kribus et puis surtout La promesse de l’aube de Romain Gary mis en scène par Corinne Juresco.
Bruno Abraham-Kremer, passe de la bonhomie tragique de Salomon et de sa fausse assurance à la vieille midinette au franc-parler gouailleur, capable de minauder pour quémander un peu d’amour, campant au passage la figure ridicule du concierge, monsieur Tapu, raciste sans états d’âme !
Un délice d’humour et de tendresse !

CULTURE-TOPS
Gary, royalement servi.
POINTS FORTS – Bruno Abraham-Kremer incarne à lui seul les différents personnages avec une force jubilatoire.
– La mise en scène et l’habileté de la scénographie créent un rythme intense et servent parfaitement ce récit.
– Dès la première minute et jusqu’à la fin du spectacle, on se laisse emporter avec bonheur dans cette fresque historique, populaire et altruiste.
Au sommet de son art, Bruno Abraham-Kremer nous plonge dans les aventures et la fantaisie de personnages qu’il campe avec finesse et humanité.
POINTS FAIBLES – Je n’en vois pas.


LE PARISIEN
Cette « Angoisse » est teintée d’un humour tendre et vif. Abraham-Kremer y a du Gabin dans la voix ici, là du Carmet dans l’œil gourmand.Il narre, joue, se marre. Et nous aussi. Embarquez dans le tacot de Jeannot, vous ne serez pas déçu du voyage !

LA TERRASSE
Bruno Abraham-Kremer interprète avec une maestria jubilatoire l’adaptation du roman de Romain Gary, réalisée avec Corine Juresco.
Un magnifique spectacle, drôle et bouleversant.
Le texte de Romain Gary est adapté avec brio, la mise en scène, millimétrée, impose un rythme haletant aux aventures des personnages, que le comédien Bruno Abraham-Kremer interprète avec une aisance, une humanité, une gouaille et une finesse éblouissantes.
Sa joie est contagieuse : on embarque avec lui dans l’odyssée de Jean avec une délectation suprême !
L’ensemble compose un étincelant spectacle.


RADIO CLASSIQUE / P. Poivre d’Arvor
« C’est un pur délice !
Un seul acteur, mais qui en vaut 10… et qui d’ailleurs en incarne 10 !
Bruno Abraham-Kremer est vraiment extraordinaire ! Moi je lui décernerais sans hésiter le Molière du meilleur seul en scène ! Parce qu’avec une seule intonation, des mimiques, une veste qu’il enlève ou remet… il est tous ces personnages ! Mademoiselle Cora, avec son accent parigot, Jean avec sa gouaille et sa charmante naïveté, la grosse Ginette, Chuck l’américain. Tous ces personnages sont tellement lumineux, qu’il vous cheville au corps l’envie de vivre et la foi dans l’humain ! La mise en scène est sobre, intelligente, c’est un spectacle rare…moi, je me suis régalée ! »

ACTUALITE JUIVE
Bruno Abraham-Kremer, homme de théâtre au talent immense, s’empare de « l’Angoisse du Roi Salomon » qu’il interprète seul sur scène et dont il restitue toute la magie.
Un voyage initiatique et humoristique.

ARTISTIK REZO 
Le Roi Salomon touché par la grâce !
On pourrait l’écouter toute la nuit, c’est un frère de Gary, d’Ajar et de Cohen, qui vivifie notre part d’enfance.C’est un peu pourquoi nous aimons tant le théâtre.

POINT DE VUE
Gueule d’humour !
C’est l’ultime roman de Ajar et grâce à l’adaptation de Bruno Abraham-Kremer qui joue tous les rôles, l’envie vous prend en sortant du théâtre d’acheter cet ouvrage dont les personnages sont terriblement attachants. Une fable gouailleuse, lumineuse et humaniste traversée de fulgurantes répliques dignes d’Audiard.

LE BONBON
 Dans la langue gouailleuse et malicieuse de Romain Gary, à la fois seul et multiple, Bruno Abraham-Kremer livre une prestation magnifique, subtile, tendre et joyeuse. Tout, de l’accent titi à la mise en scène, est d’une remarquable justesse. Et l’on reste suspendu une soirée entière aux lèvres du comédien…
Une expérience poétique pleine de panache !

THEATRORAMA
Paris seventies show
Avec brio, Bruno Abraham-Kremer incarne plusieurs rôles, dans une partition qui fait résonner la langue rocailleuse de l’auteur.  Corine Juresco et Bruno Abraham-Kremer lui insuffle l’énergie et le rythme nécessaires au théâtre. C’est nerveux sans être sec, enjoué sans être boulevardier.
Le dispositif scénique, signé Jean Haas, est habile, Bruno Abraham-Kremer y virevolte à son aise, et offre quelques scènes dansées et chantées, avec le soutien d’une bande-son de haute tenue (signée Mehdi Ahoudig). C’est malin comme tout.
Les dialogues sont beaux comme rarement, la langue des titis parisiens, polie par un des plus grands stylistes du XXème siècle sent le café-concert et le bistrot du coin.
C’est beau comme un conte, fringant comme du Audiard, avec une pointe de mélancolie souriante et pas la moindre trace d’amertume.


Extrait du texte…

« Je vous préviens que ça ne se passera pas comme ça. Il est exact que je viens d’avoir 85 ans.
Mais de là à me croire nul et non avenu, il y a un pas que je ne vous permets pas de franchir.
Il y a une chose que je tiens à vous dire, mes jeunes amis.
Je n’ai pas échappé aux nazis pendant 4 ans, à la Gestapo, à la déportation, aux rafles du Vél’ d’Hiv’, aux chambres à gaz et à l’extermination pour me laisser faire par une quelconque mort dite naturelle de 3ème ordre, sous de miteux prétextes physiologiques.
Les meilleurs ne sont pas parvenus à m’avoir, alors vous pensez qu’on ne m’aura pas par la routine.
Je n’ai pas échappé à l’holocauste pour rien, mes petits Amis.
J’ai l’intention de vivre vieux, qu’on se le tienne pour dit ! »


Pourquoi revenir à Romain Gary, après la belle aventure de la Promesse de l’aube ?

Bruno Abraham-Kremer : C’est vrai que c‘était un sacré voyage, près de 300 représentations à travers le monde ! C’est un bonheur pour nous de retrouver ce génial raconteur d’histoires… cette fois, sous le pseudo de Emile Ajar.

Corine Juresco : « L’Angoisse du roi Salomon » est le dernier livre signé Ajar en 1979. L’année suivante, Gary se suicide, en ayant berné tout le monde, avec ses deux Prix Goncourt ! Cette dimension tragique imprègne l’oeuvre, qui nous fait tant rire pourtant…

BAK: Romain Gary avait prévenu depuis longtemps : « Je ne vieillirai pas » ; alors, il se rêve à travers la figure volcanique et généreuse de ce Roi Salomon, qui défie la mort. Et il s’imagine transmettant sa passion de la vie à un jeune homme, Jean…

CJ : … Qui ressemble fort à Paul Pavlovitch, l’incarnation fictive d’Emile Ajar. Mais si Salomon lui aussi, manipule Jean, c’est pour la bonne cause : celle de l’amour pour Cora Lamenaire, ex-chanteuse réaliste, que Salomon aime toujours et à qui Jean redonnera le goût de vivre.

BAK : Oui, Gary disait : « On ne comprendra absolument jamais rien à mon œuvre si l’on ne comprend pas le fait très simple que ce sont d’abord des livres d’amour ». Eh bien dans « Salomon », ce ne sont que des histoires d’amours…
Gary n’a pas peur du sentiment, il s’y engouffre et accède à l’universel.
Et pour moi aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de retrouver ce goût de l’Humain.

Quel est le point de départ de votre adaptation ?

BAK : La dernière phrase de Jean : « Je m’étais promis qu’un jour je parlerai, à mon fils, du roi Salomon ».
En bien, le spectacle commence là : ce jour où 25 ans plus tard, Jean décide enfin de raconter son improbable rencontre avec le Roi Salomon.

CJ :Oui, c’est un homme mûr qui se souvient, et qui entraine les spectateurs dans un récit haletant, entre la rue du sentier et les Champs-Elysées … Ce Paris des années 70 que Jean, le messager au cœur tendre, sillonne au volant de son taxi, dans une course folle pour rattraper le temps perdu, entre Salomon et Cora.

BAK : Comme Jean, moi aussi, je me souviens …en 1978,  je commençais le théâtre et j’ai fait une rencontre qui a changé ma vie. Quelqu’un que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam me demanda : « c’est quoi ton rêve dans la vie » ? J’ai fini par articuler – « je voudrai être acteur, faire du théâtre »…« Eh bien, je vais t’aider, et tu vas le faire ! » Et comme Salomon, il a tenu parole.
C’est ce miracle, celui de la Rencontre toujours possible, que j’ai envie de célébrer avec ce spectacle.

Alors, c’est drôle ou c’est triste ?

CJ : Les deux à la fois ! On rit beaucoup, c’est vrai, on pleure aussi… car l’humour juif imprègne le livre. La guerre n’est pas si loin, les blessures sont toujours à vif, comme pour Salomon qui s’est caché pendant 4 ans dans une cave des Champs-Elysées, afin d’échapper à la déportation. Mais c’est avec un humour acide que Gary évoque ces années-là.

BAK : Et c’est jubilatoire, grâce à cette langue réinventée par Ajar, imagée et populaire, qui convoque les figures de Gabin, Piaf, Harry Baur et Raimu.
Comme dans « Monsieur Ibrahim » ou « La Promesse de l’aube », c’est un nouveau voyage, initiatique une fois encore puisqu’il y est question de transmission entre deux hommes…

CJ : …Avec pour guide, Jean, le taxi-cinéphile, qui nous transporte dans ce mélo tragi-comique, entre Chaplin et les Tontons flingueurs.

Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco


 
On ne comprendra absolument jamais rien à mon œuvre
si l’on ne comprend pas le fait très simple
que ce sont d’abord des livres d’amour.
                                                             Romain Gary