Théâtre de l'invisible

Direction artistique : Bruno Abraham-Kremer

D'après les lettres de Nicolas de Staël

Staël, la Fureur de peindre

D’après la correspondance de Nicolas de Staël

Adaptation et mise en scène : Bruno Abraham-Kremer & Corine Juresco

Avec
Bruno Abraham-Kremer
Hubertus Biermann /
Contrebasse et harmonica
Ghislain Hervet / Clarinette basse

Lumière et Video  : Arno Veyrat
Traitement sonore : Mehdi Ahoudig
Costumes : Charlotte Villermet

« Lettres 1926-1956 de Nicolas de Staël » est publié
aux éditions Le Bruit du temps.
La correspondance entre René Char et Nicolas de Staël est parue
aux Editions des Busclats.

Durée envisagée 1h15


Création au Lucernaire du 30 septembre au 15 novembre 2020
à 19h00


Ce projet est né d’un choc à la découverte de la correspondance de Nicolas de Staël : un véritable journal de création, où se tissent l’oeuvre et la vie du peintre, depuis ses années de formation jusqu’à son « envol volontaire », du haut de son atelier à Antibes, un soir de mars 1955.

Dans ses lettres adressées à ses proches, dont l’immense René Char, on le suit dans les méandres de sa création entre éclairs et découragements, à coup de foudre et de poings… On entre derrière lui dans son atelier, là où il se bat, où il cherche, où s’exprime sa « fureur de peindre »

«On ne peint jamais ce qu’on voit ou croit voir, on peint à mille vibration le coup reçu, à recevoir.»

On le suit dans son monde de ciels et d’eau, de couleurs et de matières incandescentes. « Cher René, le « cassé-bleu» c’est absolument merveilleux, au bout d’un moment la mer est rouge, le ciel jaune… »

Rares sont les artistes capables de décrire si concrètement, si honnêtement, et avec un certain humour, la réalité de leur travail, de leur vie, joies ou difficultés matérielles : « Vais crever la gueule ouverte, Jean ! Du fric nom de Dieu, du fric le plus tôt possible. Plus de couleurs, plus rien. Mes salutations affamées. Nicolas »

Nous y avons trouvé une résonance, une « correspondance » avec notre trajet d’artisans du théâtre et avec notre nécessité de création.
Ce projet s’inscrit donc naturellement dans la continuité d’une série de spectacles où nous avons tenté de restituer, par le théâtre, cette rencontre avec un artiste que nous admirons particulièrement. Après notre travail sur R. Gary, Jankélévitch, ou Tchekhov, nous retrouvons avec Staël un nouveau frère de création, un homme en quête de liberté, qui refuse de se laisser enfermer dans une école ou un style… Un homme sans cesse en mouvement, qui d’une toile à l’autre, se réinvente et qui réussira ce miracle, dépasser le clivage entre l’art figuratif et l’art abstrait.  Ce qu’il cherche, c’est restituer le choc de l’impression qu’il a reçu d’un paysage, d’un objet, de la lumière, et de la transfigurer par sa vision propre… C’est le chemin à suivre pour le spectacle.

Avec la collaboration de 2 musiciens en scène, de créateurs de son et d’image, nous tenterons de trouver un rythme, une énergie, une fulgurance de la parole pour transmettre la vibration intérieure du peintre, de l’homme, de « l’acte » de peindre.

Tenter de restituer avec les outils du théâtre, un espace, un ring, qui comme une toile parlerait à « Mille vibrations » de ce « Prince foudroyé » qui chercha sans relâche dans sa peinture « la fulgurance de l’autorité et la fulgurance de l’hésitation. »
                                                                                                                       Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco

 

CONTACT PRODUCTION & TOURNÉE
Karinne
Méraud-Avril
Ksamka
Tél: +33 (0) 6.11.71.57.06
karinne@ksamka.com


« Toute ma vie j’ai eu besoin de penser peinture,
de voir des tableaux,

de faire de la peinture pour m’aider à vivre,
me libérer de toutes les impressions, toutes les sensations,
toutes les inquiétudes auxquelles je n’ai jamais trouvé
d’autre issue que la peinture. »
Nicolas de Staël